Thèmes

Recherche

Soumettre un texte

Il suffit d'envoyer votre texte à l'adresse Contact, et après lecture et acceptation, il sera mis en ligne sur le blog.

De Mères A-mères est un blog ouvert pour recueillir vos textes, vos cris. Disponibles en lecture, ils seront présentés sous forme d'un cahier Doulas de France mais aussi pour certains, utilisés lors des Journées des Doulas les 8, 9 et 10 mai 2009. Les textes sélectionnés seront slammés ou représentés par les artistes invités aux journées, tout au long de l'évènement.
Ces textes expriment l'émotion d'une femme, d'un homme, d'un individu, et pourront résonner en vous, vous surprendre, vous choquer aussi. La parole est aux vécus individuels, et ne reflète pas l'opinion de l'association Doulas de France, sinon le choix de libérer ces mots, de pouvoir enfin dire.
Pour participer, vous pouvez nous envoyer
un mail.

De mère amère, laisse-moi te dire les maux...
De mère à mère, laisse-moi te dire combien c'est chaud
De mères amères, laisse-moi te dire les mots
De mère à mère, laisse-moi te le dire haut
Car mère amère tu sens... Ce qu'ils ne savent pas

Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 16:26

Unité, avec cet être aimé

Maternité, j’en ai tant rêvé

Et c’est arrivé, un jour il m’a fécondée !

Ensuite, petit à petit tout s’est écroulé…

Celui que j’aimais, que je croyais connaître,

Celui qui était la moitié de l’enfant que je portais ;

S’est transformé en Monstre, une bête sans cœur,

Bête méchant et…violent…

Violent à ne plus s’en souvenir,

Capable du Meilleur comme du Pire !

Pour moi, ce fut la fin d’un empire,

Un empire virtuel de joie et de béatitude,

Que j’avais élevé autour de la maternité,

Ce moment tant espéré et fêté,

Pouvait aussi, être triste à pleurer.

Alors j’ai culpabilisé,

De ne pas vouloir cet enfant,

D’être dégoûtée,

De ne jamais avoir voulu le porter…

Et ça me faisais mal à en crever.

Je lui parlais intérieurement,

Je lui expliquais, ce que je pouvais, mais…

 

Et un jour, il est né, cet être aimé,

Né un jour d’Unité, où,

Le Meilleur était au rendez vous.

Depuis, chacun mène son chemin,

Mais une chose est sure,

C’est que mon fils, je l’aime à en creuver.

 

Julie Corlay 

Par Mères Amères - Publié dans : Grossesse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 15:13

Viens, viens mon enfant

Au creux de la vague je t’appelle à moi

Au plus profond de mon être tu as traversé

Des tempêtes d’émotions qui t’ont bercé

Au fil des lunes croissantes et décroissantes

Dans le cours de mes eaux tu t’es nourri de

Mon amour pour préparer cet instant

 

Viens, viens mon enfant, mon bien-aimé

Au creux de mon être tu affrontes les tempêtes

Ce terrible grain d’amour qui nous bouleverse

Tout les deux et modifiera notre vie à jamais.

Tu m’étais destiné, je te suis destinée

Et à cet instant ni le ciel ni la mer

Ne peuvent nous séparer

 

Viens, viens mon enfant d’amour

Je t’imagine, je te berce, je te guide

Des eaux troubles à la lumière

 À travers les marées du moment

Suis la chaleur de mes mains,

La puissance de mes pensées,

La violence de mes vagues

Afin de traverser le séisme de la vie

 

Viens, viens mon petit d’homme que je t’enfante

Que nos cœurs et corps vibrent à l’unisson

Lors de ton entrée dans la ronde de la vie

Viens me conter la douleur de ta venue

Viens te nourrir auprès de ma source

Viens te réchauffer au soleil de ma peau

Viens te recueillir dans le creux de mes bras

A l’aube,  le reste de ta vie commenceras.

 

Bérangère Nawal

Par Mères Amères - Publié dans : Naissance
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 15:08

Je ne savais pas l’accouchement, ses pratiques,

Je ne savais pas que je pouvais dire « non » à  certaines choses

Je ne savais pas que j’avais ce droit, moi ta mère.

 

« Je dirige votre travail » m’a-t-elle dit ses grands ciseaux à la main,

Avant que je ne comprenne ses mots, l’eau coulait à flots…

« Un accouchement naturel ? Mais vous allez être traumatisée et toute votre vie le regretter »

 

Je ne voulais pas qu’on me vole ce moment là

Je ne voulais pas vivre ça comme ça

 

« Je suis là » m’a dit ton père,

Il m’a guidée et je t’ai guidé,

J’ai oublié  ce liquide qui déchirait mes veines

Tu arrivais, tu arrivais, on te voulait

 

Je ne voulais pas qu’on nous prive de nous

Juste 5 minutes pour voir tes yeux

Et ta peau pâle virer au gris

Tu étais en mal d’air

« Faites lui un bisou, on l’emmène » m’a-t-on dit

Je ne comprenais pas, la néonatologie,

J’étais si fière d’avoir vécu ça,

Mais pourquoi étais-je sans toi ?

 

Je ne voulais pas qu’on me vole ce moment là

Je ne voulais pas vivre ça comme ça

 

Je ne savais pas, je ne savais plus,

Le lendemain quand je t’ai vu,

Si seul et si fragile, je ne voyais que des tuyaux

Je ne savais pas, je ne savais plus

Tu t’es battu mon fils, tu t’es battu

Tu as trouvé l’air

Tu as trouvé la vie.

 

Heureusement tu as un frère

Pour lui j’ai pu dire « non »

Pour  lui j’ai accepté quand j’ai compris

On me disait je comprenais

 

Ce que je sais 13 ans après,

C’est que j’aurai pu mieux t’accompagner

Mais moi personne ne m’a aidée

« Expliquez-moi » aurais-je crié

Ce que je sais 13 ans après

C’est qu’au moment où l’on devient mère,

Ça aide d’être respectée.

 

Yasmine                    
 
A Robin, Rémi et François

Par Mères Amères - Publié dans : Naissance
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 12:24

J'ai toujours pensé que je n'avais rien à te dire
Que ce qu'il s'est passé n'avait pas d'importance
J'ai toujours pensé que c'était inutile
Que de là où t'étais tu t'en foutais à outrance
Que t'étais rien d'autre qu'une petite bille égarée
Qu'au milieu de ma trompe un petit glaçon s'était perdu
Qu'à présent tout avait été nettoyé
La bille, le glaçon, enfin c'que t'étais
et avec le reste, un bout de ma feminité
Je savais bien que t'étais là, caché quelque part
Même si les medecins me croyaient pas,
Même s'ils me pensaient cinglée
Je sentais ta présence, je sentais ta vie
Et je me suis demandée à quel moment elle s'est finie

On m'a dit de pas y penser, que ca servait à rien
D'arrêter de culpabiliser, que c'était le destin
Que j'avais frôlé la mort, que j'm'en étais bien sorti
Tant pis pour le poisson mort et pour la trompe aussi
J'ai fait derrière toi un merveilleux bébé
Et je ne sais pas pourquoi, t'écrire me fait pleurer
Peut etre parce que j't'aimais et que je t'aime toujours
Ptet parce que je ne t'ai pas donné, le deuil qui t'était dû
Que je suis passée à autre chose, comme on me le demandait
Que j'ai minimisé ta perte, et avec, ta venue

Pardonne moi petite bille, pardonne moi petit glaçon
Je ne saurais jamais si je t'aurais habillé
En bleu azur ou en rose saumon
Si tu as souffert, coincé là où t'étais
Si quelqu'un a eu un peu d'égard avant de t'estimer déchet
Ca fait un moment que nous nous sommes quittés
Et dans mon coeur tu as toujours ta place
Ma petite bille ou mon petit glaçon
Peu importe ce que t'étais,

Tu resteras toujours mon enfant adoré....

 

 

Stéphanie  Favreau-Perfetti

Par Mères Amères - Publié dans : Deuil
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 12:23

Je suis jeune, seule et perdue

Ecorchée, au bord du fossé

 

Je la rencontre

Elle me tend la main

M’ouvre ses bras pour m’enlacer

M’ouvre sa maison et son cœur

 

Je la voie, belle et forte

Mère et femme

Qui vibre de vie

D’amour maternel,

D’amour charnel

 

Elle est là pleine de convictions,

Toute pleine de rousseurs

Avec quelques rondeurs

Des traces de ses 4 enfants

 

Elle est là, si fière

A me transmettre

Ses joies, ses peines

Sa vie, ses choix

 

Auprès d’elle je me relève,

Je dresse la tête et reprend vie.

 

Nos chemins se séparent,

Je pars, avec dans ma main un homme,

Dans mon cœur la trace de cette femme

 

Puis, à mon tour l’enfant dans mon ventre

Loin d’elle, je pense à elle

 

J’accoucherais chez moi de mon premier enfant

Dans une explosion d’amour

Alors je pense à elle,

 

J’allaiterais, empreinte à mon tour de mon enfant

Alors je pense à elle.

 

Petit à petit, je deviens mère

Toujours je pense à elle.

 

Puis, mère d’un second

Si fière, encore, je pense à elle.

 

Je deviens femme, pleine et comblée

Quand je rencontre d’autres femmes et d’autres mères.

 

Je pense à elle dans les tentes rouges,

Je pense à elle dans mes combats de femmes

Je pense à elle quand je désire, quand je materne

Je pense à elle quand je m’écroule et me relève.

 

Je pense aujourd’hui à cette femme

Qui s’appelle Marianne

Qui m’a ouvert les yeux à la vie

A la maternité, à la féminité.

 

Sa transmission fut un trésor.

Qui m’accompagne encore et toujours,

Qui me donne la force à mon tour

De transmettre, comme un remerciement,

A mes sœurs et mes filles

Les secrets des femmes, des mères

De la foi en la vie, du sexe et de l’amour.

Laetitia

Par Mères Amères - Publié dans : Féminité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Liens

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus